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actualités Rugbystiques

| 29 septembre 2008

Toulouse en deux temps

>Top 14 : Le classement
>6e journée: Résultats

Accroché une mi-temps, Toulouse a ensuite haussé le ton pour se défaire de Perpignan (30-20), dans le choc au sommet de la 6e journée. Le champion de france confirme ainsi sa montée en puissance et s’installe à la deuxième place, à sept points du leader parisien.

Derrière la mêlée à cinq demandée par les Toulousains (bras cassé sur une touche mal négociée), l”essai sur retour intérieur de Kelleher pour Heymans, tout juste entré, (30-13, 70e) scellait le cours de cette rencontre à l”avantage des Haut-Garonnais. Pourtant, après la balade de santé montalbanaise, la partie fut loin d”être simple face aux derniers vainqueurs de Montpellier.

L’effet de surprise était en effet de taille pour les fidèles du Stade toulousain, habitués qu’ils étaient à voir les leurs dominer l’Usap depuis plus de deux décennies. Tout cycle a une fin et il semblait bien à la pause que celui-ci (plus de victoire catalane depuis 1982 à Toulouse) touchait à sa fin. 13-13. Tel était le score à la mi-temps. Surtout après ce premier acte, les arguments plaidaient en faveur des Catalans. David Skrela, peu en réussite, trouvait notamment trois touches directes. De quoi avoir le tournis et offrir des occasions que les Catalans exploitèrent.

C’est en effet suite à une touche directe que l’Usap s’installa dans les 22 toulousains pour ce qui devait être le deuxième essai des Sang et Or. Durand choisissait le petit trou et trouvait Tuilagi qui faisait le poids face à Médard, dernier défenseur. Le premier essai était signé Candelon qui avait vite combiné avec Durand après que Jauzion avait manqué une passe de relance osée.

Skrela, ombre et lumière

Venus sans pression, les Catalans avaient toutes les raisons du monde d’y croire. Car si Toulouse se montrait toujours très fort devant, ses trois-quarts semblaient en dedans. L’essai de Kelleher en première période venait certes d’une bonne attaque de la ligne de Skrela, mais l’enchaînement des rencontres commençaient visiblement à peser.

Certaines “choses” ont certainement été dites à la pause. Côté catalan, les joueurs ont dû se dire qu’il fallait continuer ainsi. Côté toulousain, qu’il fallait tout changer. Ce qui fut fait. Avec de surcroit la profondeur du banc haut-garonnais (entrée de Sowerby, Dusautoir…), les champions de France retrouvèrent des couleurs. L’essai dès la reprise de Jauzion suivant une percée de Fritz donnait une avance de 7 points jamais atteinte jusqu’alors. Skrela, d’un nouveau drop 56e, creusait encore l’écart (23-13) et se rattrapait de sa mauvaise lecture de jeu quand Médard avait voulu le servir pour un essai imparable.

Après l’essai d’Heymans à la 70e, le Stade devait encore marquer deux essais pour espérer accrocher le bonus offensif et jeter tout dans la bataille. Mais ce sont les Catalans qui faisaient évoluer le tableau d’affichage avec un essai de Britz transformé par Porical, 30-20 (78e). L’Usap qui accueille Toulon dans huit jours pourra toujours se dire que le coup – avec trois essais partout - est passé près et que ce sera peut-être pour la prochaine fois. Toulouse effectuera un court mais très important déplacement à Castres.

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le lombricomposte

| 24 septembre 2008
Dans Europe 1 Matin avec Marc-Olivier Fogiel, Christian Buchet consacre sa chronique “environnement” à un animal peu ragoûtant aux mille vertus : le lombric.
Les vers de terre, les lombrics, un animal peu ragoûtant aux mille vertus.
Oui, discret, c’est le moins que l’on puisse dire mais ô combien utile ! En creusant des galeries dans les sols, il les rend plus perméables et contribuent fortement à leur fertilisation. Ils nous aident également à traiter les eaux usées et en plus les vers nous apportent la solution idéale à la problématique grandissante qu’est la gestion de nos déchets ménagers.
Mais où voulez-vous en venir ?!
Un formidable petit appareil, de la taille d’une poubelle est maintenant disponible pour être mis couramment dans une cuisine, une cave, un balcon, c’est le lombricomposteur qui permet de produire soi-même les meilleurs engrais naturels avec ses déchets de cuisine et cela sans crainte de voir son contenu déborder, salir ni même sentir.
Concrètement, comment ça fonctionne ?
Pratiquement 2 sortes de vers composteurs peuvent travailler jour et nuit dans cette “usine” de retraitement et peuvent absorber 1,5 kg de déchets organiques en 24h. Au total, par trimestre, les heureux propriétaires d’un lombricomposteur récupérons 10kg de compost pour rempoter leurs plantes, les nourrir et enrichir la terre du meilleur engrais qui soit. Il faut savoir que les vers mangent entre la moitié et leur propre poids en déchets chaque jour considérant qu’un individu produit en moyenne 1 kg de déchets chaque jour et que les vers peuvent manger 40% du contenu de la poubelle, 500gr de vers peuvent manger jusqu’à 400 gr de déchets en une journée, car la bestiole engloutit presque tout, les épluchures et les restes de fruits, les sachets de thé, les filtres et marc de café, les poussières de l’aspirateur et le sac qui va avec. Plus la nourriture du vers de terre sera variée, plus votre compost sera de meilleure qualité. Pédagogique et ludique le lombricomposteur nous donne l’occasion d’associer de façon efficace protection de l’environnement, autosuffisance en engrais et une occasion supplémentaire d’être en harmonie avec la nature.
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la climatisation des grandes profondeurs

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Dans Europe 1 Matin avec Marc-Olivier Fogiel, Christian Buchet consacre sa chronique “environnement” à l’idée d’un Américain de puiser l’eau glacée des profondeurs pour refroidir l’eau douce circulant dans les climatisations.
Un procédé séduisant : la climatisation à partir de l’eau de mer.
Oui, c’est absolument génial, l’idée en revient à un Américain, Richard Bailey, diplômé des plus prestigieuses universités américaines, mais le procédé est simple, ultra simple. Un procédé dont il a équipé l’Intercontinental de Bora Bora en Polynésie française, et cela marche au-delà de toute espérance. Un tuyau de 2 km et demi va chercher l’eau des profondeurs à 915 m, une eau à 4,5 ° qui monte toute seule sous l’effet de la pression (c’est un peu comme une paille dans un verre : le niveau du liquide dans la paille est le même que celui du verre). On fait alors transiter cette eau glacée par un échangeur thermique qui va ainsi refroidir l’eau douce qui circule en boucle dans tout l’établissement, fournissant de l’air conditionné à l’ensemble de l’hôtel. Une eau de mer qui est ensuite rejetée à quelques 11° par 60 m de profondeur, sans le moindre impact environnemental. Un procédé, qui permet d’économiser 90% de la consommation électrique comparé à un système de climatisation conventionnel. Sachant que dans les climats chauds, la climatisation représente quelque 85% des dépenses énergétiques, on voit tout l’intérêt du système. Ce sont 2 millions et demi de litres de fuel d’économisés par an, avec les émissions de Co2 qui vont avec !
Est-ce réaliste économiquement si on intègre le coût de l’installation ?
Tout à fait, l’investissement a été de 4,8 millions d’euros, un investissement qui sera totalement amortie en moins de 5 ans. Le procédé, n’en doutons pas, devrait rapidement faire des émules. Et, cerise sur le gâteau, on peut utiliser une partie de ces eaux des grandes profondeurs, une des eaux les plus pures que l’on puisse trouver, particulièrement riche en oligoéléments, pour, comme cela a été fait à Bora Bora, créé un centre de Thalasso. Comme quoi, économie, environnement et bien-être peuvent parfaitement chanter de concert !
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